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L’effet YoYo des régimes: Pourquoi je grossis?

L’effet YoYo des régimes: Pourquoi je grossis?

De nombreuses personnes viennent me voir désespérées car ayant déjà essayé tous les régimes hypocaloriques possibles et imaginables, dans 90% des cas les kilos perdus sont repris avec 1 ou 2 kilos supplémentaires après chaque régime. Mais pourquoi ?

D’abord, parce que l’organisme ayant subi des privations trop importantes et/ou trop brutales, il se protège, en mode « survie ». En effet, moins de calories signifiant moins d’énergie, l’organisme se mettra au repos et dépensera au minimum en mode « économie d’énergie ». Notre cerveau enregistre une baisse de calories apportées et entraîne une réduction des dépenses pour s’y adapter y compris pour les dépenses basiques  dites du « métabolisme de base » (les calories nécessaires pour assurer nos fonctions vitales). Du coup, dès qu’on arrête de faire régime, l’organisme profite plus qu’avant des calories consommées car ce mode « économie d’énergie » perdure au moment où l’on reprend une alimentation normale, d’où un regain de poids ! De plus, la masse musculaire perdue est très facilement remplacée par de la graisse au moindre écart. Jusque-là je ne vous apprends probablement pas grand-chose de nouveau, alors allons un peu plus loin.

La restriction calorique n’amène pas seulement une perte de graisse mais également une fonte de la masse musculaire (pour un niveau d’exercice physique égal). Or, la dépense énergétique liée à la masse musculaire est 6 x plus importante que celle liée à la masse grasse. Comment est-ce possible ?
Explication : Il s’avère que nos muscles sont riches en mitochondries, Mitochondries ? Kezako ?? Les mitochondries sont nos chaudières, ce sont nos petites centrales énergétiques dont le rôle est de transformer les calories en énergie. Donc, plus nous avons du muscle, et plus nombreuses sont les mitochondries et donc plus nous brulerons des calories. C’est l’augmentation de notre métabolisme qui est essentiel à une perte de poids DURABLE.

Oui MAIS attention, faire du sport de façon intensive en période de régime est contre-productif car on a déjà moins d’énergie au vu de la diminution de l’apport calorique. L’organisme réagira alors par des signaux de faim de plus en plus importants. La répétition de régimes hypocaloriques amène progressivement à une résistance à l’amaigrissement. La reprise de poids est chaque fois un peu plus importante car le corps fait des réserves supplémentaires pour pallier l’éventuelle prochaine restriction calorique.

On sait donc maintenant que le muscle brûle de la graisse mais est-ce que la graisse brûle du muscle ?
OUI, car lorsqu’on accumule beaucoup de graisses dans le tissu adipeux, il y a une réaction immunitaire qui se produit. Les globules blancs sont attirés comme s’il s’agissait d’un corps étranger et ils s’activent en libérant des messagers, les mêmes que face à des virus ou des bactéries, afin de mobiliser les autres globules blancs => C’est le signal qu’on est en inflammation, or l’inflammation détricote du muscle.

Après de nombreux régimes hypocaloriques, il peut également arriver que la tyroïde devienne plus lente, on est alors en hypothyroïdie et le métabolisme est ralenti.

Je pourrais aussi vous parler du stress : une étude américaine récente a montré que les régimes hypocaloriques, et notamment le fait de devoir compter les calories ou peser ses aliments, augmentent la production de cortisol, l’hormone du stress qui favorise l’accumulation de graisse abdominale. C’est un comble, non ? En fait, le stress crée des fuites de magnésium alors que ce cofacteur est essentiel dans de nombreuses réactions biochimiques de notre organisme, des réactions qui nous permettent de métaboliser les graisses et le sucre. Le manque de magnésium dû au stress empêche une grande partie des calories d’être brûlées.

Ceci sans compter que pour la santé, ce genre de régime est extrêmement mauvais. La perte de poids importante et rapide provoque une libération massive des toxines qui étaient emprisonnées dans les réserves de graisse de l’organisme, les adipocytes menant à une surcharge hépatique.

Je terminerai par cette petite conclusion: Adieu les régimes qui créent de la frustration, fatigue, carences, … Je vous propose de changer des comportements alimentaires sur le long terme, progressivement pour une perte de poids lente et non agressive pour l’organisme et un retour à un poids santé, le tout avec beaucoup de plaisir et sans frustration ! Pour cela, il est primordial de se focaliser sur ce qu’on ne mange pas assez et pas sur ce que l’on mange de trop, car ce que l’on mange de trop est une conséquence de ce que l’on ne mange pas assez ! Lorsque le corps est bien nourri on est moins tenté de grignoter. Un bon aliment chasse un mauvais (trouver des substituts) et une bonne habitude alimentaire en remplace une mauvaise !
Sylvie Dumon

Nutrithérapeute (Diplômée CFNA formée par le Professeur Jean Paul Curtay)
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Sylvie
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